Les facilitateurs aux conférences citoyennes

J’ai été sollicitée pour être l’un des facilitateurs pendant la conférence citoyenne qui s’est tenue à Orléans les 15 et 16 mars, dans le prolongement du Grand Débat. Les organisateurs qui avaient fait appel à des médiateurs ne se sont pas trompés: si le but du facilitateur diffère de celui du médiateur, les règles gouvernant les échanges sont identiques.

Préalablement, j’ai exposé les règles de communication aux participants réunis autour de la table que j’animais, notamment le respect mutuel et l’écoute bienveillante, puis me suis assurée de leur bonne compréhension. Ceci était d’autant plus indispensable que les participants au débat étaient issus de milieux différents, tant sur le plan socio-culturel qu’économique.

Le rôle du facilitateur est d’installer suffisamment de confiance et d’écoute bienveillante pour que chacun ose énoncer ses idées, puis souvent les reformule pour assurer une meilleure compréhension par tous.

Mais ce n’est pas tout. Au cours des échanges, il m’a fallu veiller constamment  à ce que la parole circule et que chacun des participants puisse s’exprimer. Il s’agit de maîtriser avec tact le temps de parole de ceux qui ont une aisance naturelle pour l’expression orale (et donc tendance à trop parler) et d’encourager les autres, plus réservés, à formuler leurs idées.

C’est peut être la tâche la plus difficile car elle exige du facilitateur une concentration et une attention constantes pour permettre une communication fructueuse et enrichissante, ce qui rejoint totalement le rôle du médiateur.

Mais ce n’est pas tout. Au cours des échanges, le facilitateur doit veiller à ce que la parole circule et que chacun des participants puisse s’exprimer.