A Singapour, le système hérité des ADR, dont la médiation très utilisée, a été adapté à la culture asiatique.
Après des réformes intervenues à la fin des années 90 et la création du centre de médiation de Singapour en 1997, les règles de procédure judiciaire obligent les avocats à indiquer au tribunal les tentatives de résolution amiables qu’ils ont initiées avant de le saisir.
Il existe des sanctions financières, telles la condamnation à des frais de procédure, si l’une des parties n’a pas mené loyalement la médiation, le plus souvent conduites par des juges.

Dans ces pays de Common Law, il existe bel et bien une volonté affichée des pouvoirs publics et gouvernements d’installer, puis de développer les ADR même si leur système accusatoire est difficilement compatible avec la médiation telle qu’elle est pratiquée en Europe.

Le plus souvent ce que ces pays entendent par « médiation » n’est en réalité que de la conciliation, sans véritable processus et ne visant qu’à concilier les parties avec un tiers aviseur et non seulement facilitateur.