Dans la province de l’Ontario, un programme de médiation obligatoire préalable à tout procès existe depuis janvier 1999 et concerne toutes les procédures relatives aux successions et aux fiducies.
Le consentement des parties demeure un des principes de la médiation judiciaire.
Les avocats ont l’obligation d’aviser leurs clients de ses avantages et les juges exercent une pression « appropriée » sur les parties.
Pour plus d’efficacité, l’accord issu de la médiation s’impose aux parties, sans besoin d’homologation par un juge. Si l’une des parties ne l’honore pas, l’autre peut demander au juge une décision conforme à l’accord, ou décider de reprendre la procédure comme si l’accord n’avait jamais existé.
La médiation familiale, en partie gratuite, est devenue courante pour les couples qui se séparent.
Là bas, le développement des modes amiables de règlement des différends y est tellement entré dans les mœurs, que l’on ne dit plus modes « amiables », mais modes « appropriés » de règlement des litiges.
Au Québec, le 1er janvier 2016, a été adopté un nouveau code de procédure civile qui fait la part belle aux modes « appropriés » de règlements des différends, incitant les parties à avoir recours à la médiation extrajudiciaire avec son article 2 qui énonce : « les parties doivent considérer le recours aux modes privés de prévention et de règlement de leur différends avant de s’adresser aux tribunaux ».

Le Gouvernement québécois offre aux ex-conjoints avec des enfants à charge une justice « médiationnelle » pour tout litige familial, soit des heures gratuites de médiation. Huit de ces médiations sur dix, aboutissent à un accord.
Au Québec, là encore, la médiation et la conciliation n’ont pas la même définition qu’en France.

Madame Louise Otis, ancienne juge de la Cour d’appel du Québec, et présidente du Tribunal Administratif de l’OCDE convient fort judicieusement qu’« il est temps, aujourd’hui, à l’instar d’un courant mondial, d’harmoniser les termes afin de les simplifier ».